Spin Launch : le pari d’Airbus Venture

Spin Launch, c’est le pari fou de baisser drastiquement les coûts de lancement, en s’affranchissant de l’utilisation de lanceurs traditionnels. Leur objectif : catapulter un projectile pour atteindre l’orbite basse terrestre.

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Ce n’est pas la première fois que l’on entend parler d’un projet de catapulte spatiale. En 2003, le mathématicien Warren D. Smith proposait la construction d’une catapulte électromagnétique pour la satellisation de projectiles de 5 mètres de long et d’un mètre de diamètre. Le tout pour la modique somme de … 2 à 20 milliards de dollars.

La NASA a déjà abordé le problème, avec le projet Highly reliable reusable launch system. 140000$ avaient été levés auprès de General Atomics et de Embry-Riddle Aeronautical University en 2008. Ce projet avait pour but de combiner catapultage électromagnétique et propulsion à réaction pour atteindre la vitesse de satellisation. De nombreux obstacles avaient été identifiés alors : résistance de l’air, puissance requise par la catapulte, technologies encore à développer…

Le principe utilisé par Spin Launch est relativement simple : utiliser la force centrifuge combinée à la catapulte électromagnétique pour accélérer la vitesse d’un objet. C’est le même phénomène qui agit lorsque vous utilisez une fronde, ou lors de l’épreuve du lancer de marteau. Dans la catapulte centrifugeuse, le projectile évoluera dans le vide, ce qui permettra encore d’augmenter sa vitesse. C’est cette approche qui pourrait rendre le projet de catapultage réalisable.

 

Avantages de la catapulte

Ils sont nombreux, et c’est pour cela que chercheurs et industriels reviennent régulièrement sur la question :

  • Aucun contact entre le projectile et la catapulte, donc un risque diminué d’accident grave.
  • Pas de carburant hautement inflammables ou polluants mis sous pression.
  • L’accélération peut être graduelle, ce qui permettrait la mise en orbite de matériels fragiles ou d’astronautes.
  • 100% de la masse du projectile atteint l’orbite, contre 1% pour un lanceur traditionnel.
  • Pas de maintenance coûteuse du projectile

Le problème désormais reste la résistance à l’air du projectile. Jonathan Yaney, le CEO déjà à l’origine de Titan Aerospace, pense que le projectile pourrait être potentiellement équipé d’un système de propulsion pour lui permettre de quitter l’atmosphère.

 

 

Airbus Ventures à l’affût

 

0.pngLe projet de Spin Launch, malgré une communication réduite à sa plus simple expression, attire l’attention des investisseurs. Un tour de table de 40 millions de dollars va permettre à l’entreprise de tester le principe de catapulte spatiale. Parmi les investisseurs, on retrouve Airbus Ventures, le fond d’investissement du groupe Airbus, et Google. Spin Launch reposerait donc sur de solides bases théoriques, avec des possibilités commerciales exceptionnelles.

L’objectif affiché de Spin Launch, c’est d’atteindre un coût de lancement unitaire de 500 000 $. S’il n’y a pas encore de détails concernant les capacités du système, on peut présumer que l’offre s’adressera dans un premier temps à des clients souhaitant mettre en orbite des charges modestes. Quoiqu’il en soit, cet ordre de prix permettrait un accès encore plus important à l’espace.

 

 

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