5 start-ups françaises qui donnent une autre image du secteur spatial

Trop chère, inaccessible, réservée aux états… ces paradigmes de la conquête spatiale sont de plus en plus remis en question par de nombreuses start-ups à travers le monde. La France n’échappe pas au mouvement. Découvrons ensemble quelques-unes de ces entreprises qui change notre vision de l’industrie spatiale.

A new hope - how British space startups are reaching for the stars 3 EliteBusinessMagazine.co.uk
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5 start-ups françaises

Earthcube 

Les fondateurs de Earthcube, Renaud Allioux et Arnaud Guérin, ont créé leur entreprise spécialisée dans l’imagerie satellitaire. Il ne s’agit pas ici de produire des données, mais plutôt de les analyser, de les trier, et de les rendre exploitables.

Grâce à l’accès aux données satellitaires, les entreprises croulent littéralement sous les données. Earthcube a produit un logiciel d’analyse et de traitement de données, qui transforme les images en rapports exploitables par l’utilisateur. La technologie est issue initialement du monde médical, et permet de repérer les changements d’une image à l’autre. Ainsi, l’utilisateur est en mesure de suivre les évolutions sur une zone donnée avec une grande précision.

En octobre 2017, Earthcube finalisait une levée de fonds de 3 millions d’euros, comptant à son capital la société d’investissement 360 Capital partners.

 

IIDRE

Depuis plus de six ans, IIDRE propose des solutions de géolocalisation de grande précision. Basée à Merignac, l’entreprise est accompagnée par l’ESA et Aerospace Valley, pour ne citer que certains acteurs. Les solutions développées s’adressent en particulier aux industries, qui doivent souvent pouvoir positionner en temps réel leurs machines, leurs véhicules, leurs marchandises, que ce soit en extérieur ou plus souvent dans un bâtiment. La géolocalisation développée par IIDRE permet également de suivre des objets précisément en déplacement rapide.

Parmi les projets en développement, notons les efforts réalisés en commun avec l’ENSEIRB-MATMECA sur WISER, un système de gestion des véhicules autonomes.

 

 I-Sea

Lorsque je parle avec d’autres personnes de la conquête spatiale, j’ai souvent droit à des réflexions que l’on pourrait résumer ainsi : « Pourquoi dépenser des fortunes dans l’espace alors que nous avons déjà tellement de problèmes sur Terre? ». Le projet porté par I-Sea fournit une bonne réponse à cette question : Depuis une dizaine d’année, les services proposés par I-Sea permettent une surveillance efficace de nos côtes.

Avec l’augmentation du trafic maritime, la pollution engendrée par les activités agricoles, et les autres perturbations liées à l’activité humaine, la surveillance des littoraux est primordiale. Il est également important de pouvoir mieux connaître notre environnement, en particulier l’évolution des courants ou de la biodiversité. Outre l’aspect écologique, le secteur touristique est grandement dépendant de la propreté de nos plages.

I-Sea est supportée par l’ESA, Aerospace Valley, BPI France, etc…son activité bénéficie largement des constellations Sentinel et Copernicus, preuve s’il en fallait que ces grands programmes sont créateurs de richesse économique, tout en contribuant à la sauvegarde de l’environnement.

 

 Terranis

Dans la même lignée, mais plus « continentale », l’entreprise Terranis propose deux solutions : « Oenoview » et « Pixagri ». Elles permettent aux agriculteurs d’améliorer la gestion de leurs cultures en fournissant des données issues de l’imagerie satellitaire.

Quelques exemples concernant la viticulture : grâce aux données fournies, les viticulteurs peuvent mieux traiter leurs parcelles et mieux organiser les différentes opérations. Les caves coopératives peuvent mieux prévoir la qualité et la quantité de la récolte à venir. Enfin, les investisseurs peuvent comparer le potentiel de différentes parcelles avant de prendre leurs décisions. Avec un seul outil, c’est la filière dans son ensemble qui bénéficie d’informations pertinentes.

Terranis est supporté par différentes institutions, notamment le booster NOVA et le BIC Sud France de l’ESA. L’entreprise a également signé un partenariat avec Airbus DS en 2015.

 

ThrustMe

Comme son nom l’indique, cette entreprise développe des solutions innovantes dans le domaine de la propulsion, et plus particulièrement la propulsion des nanosats.

Les moteurs ioniques sont de plus en plus utilisés dans la propulsion des satellites, car l’énergie électrique améliore considérablement la durée de vie des engins. En ionisant les gaz éjectés par les propulseurs, le moteur leur donne une meilleure accélération, produisant ainsi une poussée plus efficace. ThrustMe propose un moteur ionique plus pratique pour l’industrie spatiale, car utilisant du carburant solide. Cette technologie permet un stockage simplifié, une propulsion améliorée, et permet de s’affranchir de valves complexes pour le contrôle de la propulsion.

En juin 2017, l’entreprise avait réalisé une levée de fonds de 1.9 millions de dollars. Jean-Jacques Dordain, ancien directeur de l’ESA de 2003 à 2015, a soutenu publiquement l’entreprise.

 

Au coeur du New Space

 

Le point commun à toutes ces entreprises, c’est qu’elles surfent sur la vague du New Space. N’hésitez pas à lire le rapport de Geneviève Fioraso, qui dresse les grandes lignes de cette petite révolution dans le secteur spatial.

Le New Space désigne l’ouverture croissante et facilitée de l’espace aux entreprises privées. Nous ne faisons qu’entrapercevoir les bénéfices potentiels de ce nouveau marché déjà très prometteur :

Outre l’utilisation des données spatiales (imagerie et géolocalisation), le secteur privé travaille activement à la mise en place d’une constellation de satellites permettant l’accès à Internet partout dans le monde. Citons la firme OneWeb, talonnée de près par SpaceX et les GAFA.

Soulignons également les applications développées dans le cadre de l’accès facilitée à la microgravité, que ce soit dans l’ingénierie des matériaux, la mécanique des fluides, ou encore le secteur pharmaceutique.

Le tourisme est aussi en plein essor, avec Blue Origin et Virgin Galactic, sur le point d’envoyer leurs premiers passagers dans l’espace pour des vols de courte durée.

Ces startups et ces projets créent autour d’eux un écosystème plus large de fournisseurs, de prestataires de services, etc. Dynamisant ainsi des pans entiers de l’économie.

 

Pour en savoir plus :

 

 

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