Programme lunaire soviétique: les erreurs à éviter lors de vos gestions de projet!

Si l’on considère l’histoire de l’exploration spatiale, il est difficile d’écarter le chapitre russe: Premier visionnaire avec Constantin Tsiolkovski, premier satellite avec Spoutnik, premier être vivant dans l’espace avec Laïka, premier homme dans l’espace avec Gagarin, première femme avec Terechkova, premier “spacewalk” avec Leonov, etc. En particulier de 1957 à 1966, l’URSS enchaîne les succès. On peut alors se demander pourquoi ils ne furent pas les premiers sur la Lune. Le Spatioscope vous propose quelques leçons à tirer de l’expérience soviétique pour vos propres projets!

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Votre serviteur et le vaisseau lunaire soviétique (Лунный корабль).                 Crédits: Le Spatioscope

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Un GLONASS pour la Lune?

La Russie a bien l’intention de réaliser son programme lunaire. Cela passera par l’envoi de cinq atterrisseurs à la surface de notre satellite, par la création d’un vaisseau spatial de nouvelle génération, et par la validation du nouveau lanceur Angara.

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Qu’est-ce qu’un moteur-fusée?

Le décollage d’une fusée est toujours très impressionnant: beaucoup de bruit, beaucoup de fumée, beaucoup de stress. Ce qui nous amène  à nous demander: comment ça marche? Le Spatioscope vous propose quelques explications, en vous demandant bien sûr de ne pas reproduire cela chez vous…

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Un moteur Merlin en pleine action. Crédits: Nasa

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De la fumée dans le ciel moscovite

Si vous vivez à Moscou, peut-être avez-vous remarqué que le ciel n’est pas aussi dégagé que d’habitude. Une légère brume habille le paysage alentour. Il s’agit des feux de forêts en Sibérie! Le Spatioscope vous propose quelques images satellites pour illustrer le phénomène.

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On voit clairement la différence entre les nuages en blanc et la fumée des incendies en gris. En bas à gauche, on aperçoit la Mer Noire, et en haut à gauche la péninsule Scandinave. En bas à droite, c’est le lac Baïkal. Crédits: Nasa

 

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Les incendies ont débuté le 9 juillet dernier. Crédits: Nasa

 

 

Angara pourrait assurer 60% des vols commerciaux mondiaux

L’annonce semble incroyable, pourtant le lanceur Proton avait déjà réalisé cette prouesse par le passé.

Selon Alexandre Medvedev, ingénieur en chef du centre spatial Krounichev, on peut s’attendre au même succès que pour Proton-M en 2002, voire mieux. Il rappelle qu’alors il avait fallu seulement deux ans et demi à ce nouveau lanceur pour conquérir 60% du marché mondial. Ces vols commerciaux avait d’ailleurs permis de sauver le centre spatial d’une faillite annoncée.

L’ingénieur prévoit un succès analogue avant la fin de la décennie. Les vols seront effectués depuis Vostotchniy et Plesetsk, et depuis Baikonour pour les vols commerciaux.

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Les lanceurs de la famille Angara. Comme pour la future Ariane 6, la configuration peut être modifiée pour s’ajuster au plus près des besoins. Crédits: Roscosmos.

 

Qu’est-ce qu’une mission d’exploration spatiale? Entretien avec Jennifer Pouplin

Moscou nous réserve tous les jours de belles surprises: parfois on a le plaisir de rencontrer un usager du métro aux goûts vestimentaires affolants, parfois on est pris dans un concert improvisé, ou bien on trouve un restaurant fabuleux dans une arrière-cour d’une ruelle quelconque. Parfois, mais plus rarement, on rencontre une spécialiste des sondes spatiales.

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Jennifer Pouplin avec Charles Bolden, administrateur de la Nasa

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Soyouz MS: quelles modifications pour la nouvelle version du vaisseau russe?

Le lancement de MS-01 a consacré le concept de la nouvelle version du vaisseau Soyouz, développée à partir de la version précédente TMA-M. L’objectif de cette révision était de remplacer des composants obsolètes, dont la plupart devait être importés depuis l’Ukraine. Quels sont les changements apportés?

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Tout d’abord, les panneaux solaires ont été changés. Dans ce domaine, l’amélioration des performances est constante. Une mise à jour était d’autant plus nécessaire que les besoins en électricité étaient eux aussi en accroissement constant. L’efficacité du nouveau panneau solaire passe donc de 12 à 14%. Une batterie de stockage supplémentaire a également été  installée.

Un nouveau système d’amarrage, Kours-NA, a été mis en place. Il remplace l’ancienne version Kours-A « Le vaisseau est devenu plus « intelligent »: désormais, nous avons deux collecteurs interchangeables. Il n’y a pas si longtemps, alors que nous attendions notre vol sur la Terre en qualité d’équipage secondaire, le vaisseau de Youri Malientchienko et Tim Kopra a démarré l’un de ses moteurs d’amarrage  en phase final d’approche de l’ISS, et a commencé à reculé. Si cela était arrivé avec notre vaisseau, l’ordinateur de bord aurait immédiatement corrigé la manoeuvre et nous aurions poursuivi notre amarrage » souligne le cosmonaute Anatoli Ivanitchine.  Les manoeuvres d’amarrage sont donc facilitées avec cette nouvelle version.

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L’intérieur du Soyouz-MS. Crédits: spaceflights.news

Une meilleure protection contre les micrométéorites, demandée par la NASA, a également été mise en place.

Un nouvel ordinateur de bord, plus puissant et surtout dix fois moins lourd (8 kg contre 80 pour l’ancienne version) constitue l’une des évolutions majeures.

Pour terminer, une balise glonass/GPS a été installée, permettant aux équipes au sol de mieux localiser le vaisseau, en particulier, lors de l’atterrissage.

 

Pour une lecture complète et très technique sur la technologie spatiale russe, je vous conseille l’excellent site d’Anatoly Zak (en anglais).